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Découvrez ici la dynamique évolutive des différentes coupes faites par les ados depuis les basses classes jusqu’à la classe préparatoire. Ce récit, provenant des adolescents, est également assorti de l’importance que ces derniers accordent aux cheveux dans leur parcours.

Le lycée Carnot de Paris, plus précisément dans le 17e arrondissement, est le collège où les élèves se proposent d’exposer leurs expériences capillaires. Ces derniers acceptent de raconter combien de fois leur coiffure serait capable de capter des regards ou de soigner leur apparence. Ils finissent par rappeler tout de même jusqu’à quel point, ils témoignent de l’amour et de l’attention à leurs cheveux.

Nazim, par exemple, est tout simplement très admiratif devant ses cheveux. Ces derniers sont à la fois bruns et bouclés. Pour ce jeune homme, avoir de tels cheveux est ce qui lui permet de s’assumer et d’avoir une confiance inébranlable en ses capacités. Nazim poursuit et affirme que sans ses cheveux, impossible pour lui d’être aussi séduisant, charmant.

Pour Marilou, une élève fille du même collège, avoir des cheveux parés de nœuds et de barrettes tout en les laissant tomber en rideau est ce qui lui confère tout son charme. La jeunette préfère laisser ses cheveux lui cacher une partie de son visage, même si cela n’est pas toujours au goût de sa mère. Cela dit, ce désaccord n’est pas suffisant pour faire changer de cap à Marilou. Par ses cheveux qui dissimulent un peu son visage, Marilou parvient plus facilement à dominer le regard de ses pairs et à avoir plus confiance en elle-même. Elle n’entend se couper les cheveux qu’à partir du moment où elle aurait le courage suffisant pour affronter son environnement sans aucune faille.

Un autre élève du même lycée, âgé de 16 ans, a trouvé que ses cheveux bouclés sont en parfaite harmonie avec sa réelle personnalité. En conséquence, il lui serait clairement impossible de les couper. Le niveau de bouclage observé au niveau de ses cheveux traduit parfaitement sa vie : compacte et indissociable.

Au moment où des élèves misent fortement sur l’état de leurs cheveux pour combler les carences dont ils souffrent, d’autres y voient plutôt une faiblesse qu’ils trainent. Plusieurs sont ceux, d’entre les élèves, qui n’assument pas du tout l’état de leurs cheveux et qui passent des heures pour leur donner des formes voulues à leurs yeux. Ce faisant, ils tentent de prendre une apparence plus élégante et qui ne les exposeraient plus à des critiques fortes de la part de leurs amis.

A ce propos, un élève affirme qu’il peine à se présenter à ses oraux, tout simplement parce que ces cheveux ont été longtemps assimilés à ceux des brésiliens. Cette situation plonge cet élève dans un réel dilemme.

La mode est également un élément qui affecte fortement l’amour ou l’intérêt des élèves au sujet de leurs cheveux. En 2014, les cheveux raides et la mode tye and dye étaient très tendances. La plupart des filles voulaient à tout prix s’aligner sur cette tendance et ne voulaient pour rien au monde paraître différentes. Plusieurs témoignages ont été recueillis et renseignent sur les moqueries dont étaient victimes les jeunes filles lorsqu’elles ont des boucles dans les cheveux. Des filles étaient même assimilées à des caniches, tellement leurs cheveux ne rimaient pas à la mode du temps.

Par ailleurs, parler des cheveux, c’est aussi faire référence aux coupes ratées ou aux teintures peu réussies. Les victimes de ces affres peuvent décider de le prendre de manière sportive et d’en faire émerger une nouvelle tendance capillaire. D’autres en sont plutôt indignés et préfèrent se les couper totalement. Tant de scénarii qui caractérisent au mieux les classes collège et lycée.